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La maîtrise parfaite de la technique demande de la part du patineur – comme en gymnastique ou en danse – de longues heures d'entraînement sur la patinoire: il doit maîtriser ses déplacements, perfectionner ses retournements sur deux, puis sur un seul patin et réussir des figures de base : attitudes : arabesques et leurs variations pied dans la main, grands aigles (deux jambes tendues un pieds glisse en avant, l'autre en arrière, sur la mçeme carre, fentes Ina Bauer (un jambe fléchie dont le pied patine sur un dehors avant, l'autre jambe tendue en dedans arrirère, araignées Bielmann, candiennes etc....
pirouettes : en position debout, assise ou allongé (arabesque), cambrée et leurs variations de position, de pied ou de carre, simples, sautées ou combinées.
Les suites de pas, enchainements de retournements sur un pied avec ou sans changement de carre pendant le retournement trois : retournements avec changement de carre, bec dirigé vers le centre de la courbe
doubles trois : succession de trois
twizzles : retournements rapides sans allègements ni appuis sur les carres entre les retournements
bracket : retournement avec changement de carre, bec dirigé vers l'extérieur de la courbe (en contre rotation)
rocker : retournement sans changement de carre, bec dirigé vers l'interieur du premier cercle
contre-rocking : retournements sans changement de carre, bec dirigé vers l'extérieur du premier cercle (en contre rotation)
Boucles : rotations complètes du corps sans que le pied ne se retourne sur la glace (maintien de la carre d'entrée)
liés entre eux par des pas : croisés avant ou arrière après une première poussée sur une courbe, le second pied se pose par dessus le premier, sur une carre différente afin de garder la même direction.
chassés : double poussée sur une même courbe
crossrolls : deux poussés successive avec un pause par dessus ou par derrière avec changement de courbe
mohawk : deux poussées successives avec changement de direction et conservation de la courbe
Choktaw : changement de pied avec changement de direction et changement de courbe
pas sur les pointes avec sou sans rotations
Enfin, les sauts sont aussi très importants, car le patineur doit aborder parfaitement les impulsions, et notamment les enchaînements de doubles ou de triples sauts: axel, seul saut dont le départ s'effectue à partir d'une carre dehors avant gauche et la réception est en dehors arrière droit
salchow, impulsion en dedans arrière gauche
saut de boucle, un départ et une arrivée sur le pied droit
le boucle piqué, saut précédé d'un retournement en trois ou mohawk, suivi d'un piqué de la jambe gauche,
le flip, saut également précédé d'un retournement, piqué du pied droit
le lutz, généralement précédé d'une longue préparation sur la jambe gauche en arrière suivie d'un piqué pied droit.
L'entraîneur joue un rôle essentiel: chaque champion a un entraîneur attitré, qui fixe avec lui les objectifs et le prépare même psychologiquement à la compétition. La part de la chorégraphie étant importante, surtout pour le public, les patineurs doivent harmoniser leur technique (appréciation de la vitesse dans le respect du rythme) et leur interprétation (justesse de l'expression, émotion contrôlée). Aussi, en relation avec l'entraîneur, un chorégraphe intervient souvent pour aider le patineur à établir son programme d'évolutions.
Le patinage artistique se pratique seul ou en couple (c'est d'ailleurs le seul sport de compétition où un homme et une femme font équipe). En vue de la compétition, l'entraîneur doit très tôt pouvoir structurer un couple pour plusieurs années en fonction des différences de taille et de poids des partenaires: si le jeune homme a une trentaine de centimètres et quelque 30 kg de plus que la jeune fille, le couple sera a priori efficace et harmonieux. Aussi, la «rencontre» se fait très jeune, de dix à douze ans pour la fille, de treize à quatorze pour le garçon.
Deux épreuves - au cours desquelles les compétiteurs évoluent toujours avec un accompagnement musical et devant un jury - composent les compétitions : le programme technique, où les patineurs doivent réaliser huit figures imposées au cours d'une prestation qui dure 2:50 minutes, puis le programme libre (d'une durée comprise entre 3min et 4 min 30 s), où les patineurs réalisent des figures libres.
Une autre épreuve, la danse sur glace en couple, ressemble au patinage artistique, mais ici la part dévolue à la danse et à la chorégraphie est plus importante, et le choix de la musique était libre jusqu'en 1993, date à partir de laquelle l'ISU, face à certaines critiques du Comité Olympique contre l'aspect trop chorégraphique de cette épreuve, impose les musiques et oblige les patineurs à suivre à la lettre le règlement : par exemple, durant leur programme, les partenaires ne doivent pas se séparer plus de cinq fois, et pas plus de cinq secondes à chaque fois.
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